Entrer et sortir, la sexualité dans le sacré, méditation brève.


 J’ai souvent médité sur ce sujet depuis dix ans. Nous approchons ici la terre sainte sur laquelle nos pieds à défaut d’être propres doivent au moins avoir été lavés. Entre périodes choisies ou non de célibat, d’abstinence volontaire, d’expériences exaltantes ou douloureuses, la palette des émotions forcément ne serait pas complète mais mon but n’est pas de livrer ou commenter une expérience humaine si riche ou indigente soit-elle.

Dans la relation homme/femme une part intime du sacré se dévoile et le contact physique entre eux n’est pas neutre puisqu’il peut concevoir une singularité, une créature unique et différenciée, la duplication naturelle étant plutôt rare. Donner la vie c’est forcément l’avoir reçue auparavant, c’est donc se situer dans la transmission d’un processus qui responsabilise.

Nous allons donc nous placer dans le générique et la signification symbolique de l’acte sexuel et son rapport au lien masculin féminin.

Ce qui me frappe d’emblée c’est la figure protectrice de la mère comme contenante. Le foetus dans son univers clos bénéficie de multiples barrières immunitaires, mais avant d’en arriver là, il aura fallu que le sexe masculin pénètre cet univers, le bouleverse par sa semence, le transforme donc pour que la vie soit dans les conditions d’apparaître. C’est l’acte d’entrer, inaugural qui précède le « sortir » de la naissance.

Mais sortir d’un univers c’est forcément en pénétrer un autre, la sortie ne se fait pas dans le néant mais dans un monde perçu comme « agressif » dans ses premiers instants puisqu’il conduit au cri inaugural du premier né qui remplit ses poumons… La douceur donc doit  déjà se précipiter sur le nouvel arrivant par les soins des personnels, de la mère, du père…

L’homme dans la jouissance et le plaisir de la pénétration, entre à nouveau dans l’univers duquel il est sorti. N’y aurait-il pas là un acte à la fois de quête initiale de plaisir et de bonheur qu’il tenterait de retrouver comme principe de son plaisir premier? Cela semble assez évident mais on peut prolonger cette observation sur différents plans…

La vie n’est qu’un long processus de ce mouvement d’entrée et de sortie. Chaque expérience de l’être est une inauguration d’un monde à découvrir puis à quitter. Nous pourrions illustrer la marche de l’être en maturation en le représentant dans un mouvement hélicoïdale ascendant traversant l’espace et donc le temps. L’expérience creuse et épure tout en donnant un spectre et une vision plus large sur les évènements pour autant que nous tirions leçon de ce qui nous est enseigné.

A suivre…

Certaines réflexions, dans la suite de cette méditation brève, pouvant heurter les sensibilités, leur accès sera conditionné par un mot de passe que je donnerai volontiers à ceux qu’un tel sujet intéresse.

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