Présidentielle 2017: comment les français pourraient se réapproprier un scrutin qui leur a été volé.


La société médiatico-journalistique est puissante et elle vient de nous le prouver. Les bookmakers des champs de courses sont de petits amateurs comparés aux sphères financières que pilotent les groupes chargés de la communication et de l’information en France (les influences). Les organigrammes de ces puissances, que le net n’a pas caché, montrent bien que les libertés du citoyen pèsent peu dans les décisions politiques, qui au final l’emportent. On amuse bien le peuple avec le mot « démocratie » et même avec le mot « vote » et « suffrage universel » mais les ficelles sont tirées d’une autre manière et au bout de nos fils, pauvres pantins que nous sommes, nous nous dirigeons sans coup férir vers ces repas pré-mâchés, ces directions bien cadrées, ces couloirs bien surveillés sous le regard de nos tendres bourreaux. Nous ne mourrons jamais de faim, car une pâtée digeste et fort mesurée permet à nos petites jambes d’avancer dans la bonne direction des sondages, au gré de leurs encouragements ou de leurs avertissements, on nous distille même des débats, avec des temps de parole peu équitable selon que vous serez puissant ou misérable (car il y a eu de « petits » candidats) mais l’honneur est sauf, chacun a eu le loisir de s’exprimer…

Plusieurs éléments m’ont interpelé dans cette campagne de 2017 mais parlons franchement je suis inquiet pour notre démocratie, pour la capacité qu’a réellement l’expression citoyenne à venir sur la scène publique.

Il y a les règles officielles, légales, institutionnelles de départ, que tout le monde connaît, et les règles officieuses, de circonstances tolérables, non institutionnelles mais qui y ressemblent et qu’on ajoute au gré des circonstances pour éviter un parcours trop chaotique ou dangereux. Les primaires sont de celles-là.

Une vrai/fausse bonne idée ces primaires que le premier tour vient de confirmer. Je trouve incongru que des partis, qu’ils soient de droite ou de gauche s’ingénient à présélectionner un candidat avant une échéance électorale individuelle, que seul en conscience le citoyen doit maîtriser dans le secret de sa réflexion et dans son isoloir. C’est usurper et manipuler ses possibles, c’est travestir ses choix, puisqu’on ne saura jamais, en définitive, qui aurait pu légitimement se présenter devant les électeurs (la règle des 500 signatures devenant dans ce cas une parure encore plus contestable, nous y reviendrons, puisqu’elle ne donne pas accès à ceux qui auraient pu ou qui souhaitaient se présenter, la possibilité de le faire). On contraint donc l’électeur à obéir à un système ou à un parti et non à sa seule conscience et liberté. On glisse subrepticement de l’individuel au collectif dirigé en éliminant la largesse des potentiels électoraux, donc les choix du citoyen.

Certains commentateurs ont évoqué le suffrage censitaire en résurgence pour ces primaires. C’est abusif mais non dénué de sens, le fait de faire payer symboliquement une somme pour un vote et d’assurer au passage un financement pour une future campagne n’est pas neutre. Sélectionner une partie de son électorat pour choisir un candidat investi par la suite c’est aussi passer par-dessus la totalité réelle des électeurs favorable à une pensée politique pour privilégier une ligne politique de parti, restrictive par définition. Un électeur non encarté peut être sympathisant mais non adhérent aux directives de l’appareil, on peut voter à droite sans être LR ou à gauche sans être PS. Il y a donc bien un rapport de force institué entre l’appareil, l’électorat et le mode de scrutin qui biaise le résultat et les conditions réelles et légales du vote. C’est une manipulation de masse, aux frontières de l’illégalité car elle ne respecte pas les conditions du vote institutionnel, en tout cas traditionnel. Les juristes devraient se pencher sérieusement sur cette affaire, une procédure en nullité pourrait déboucher sur l’invalidation des candidats représentatifs et sélectionnés et donc remettre en cause le résultat même de l’élection…Je maintiens que sans les primaires, les candidats potentiels (avec les 500 signatures) auraient été plus nombreux à se présenter, que l’offre aurait été plus grande pour les électeurs et donc qu’on a éliminé artificiellement des candidats qui auraient eu leurs chances de remporter cette élection. On a validé un mode de scrutin intermédiaire sans approbation du peuple, sans référendum, sans inscription dans les règles officielles et constitutionnelles du scrutin pour l’élection à la présidence de la République, le scrutin n’a pas pu être ce qu’il aurait dû être.

Mesdames et messieurs Nathalie Kosciusko -Morizet, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Copé, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy pour la droite; mesdames et messieurs Sylvia Pinel, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias pour la gauche représentaient une offre électorale supérieure à celle qu’on a proposé aux français…Les candidats s’étant présenté hors primaires ont respecté la tradition républicaine, les autres ont cédé à une pression d’appareils qui servaient leur survivance et leur unité au détriment des idées pluralistes que le peuple est en droit d’attendre pour ce type d’élection. Le fait que ces candidats aient accepté ce mode de scrutin de manière paradoxale, en se pliant à des règles non publiques et officielles, a porté atteinte à leur lisibilité et leur carrière mais n’a pas contribué à l’offre démocratique que tout citoyen est en droit d’attendre.

Les surprises des primaires et leurs aléas témoignent de la fragilité de ces processus. La base électorale sur laquelle s’appuient les candidats n’est aucunement représentative de la légitimité électorale qu’ils recherchent.

A la primaire de la droite les résultats définitifs du 28/11/2016 montrent que les 4 380 377 électeurs représentent 9,2% de l’électorat total de la France qui se situe à 47 581 118 électeurs et donc que le score de M.Fillon qui obtient 66,5% des voix représente 6,1% de cet électorat. Pour la gauche les résultats du 5/02/2017 montrent que les 2 046 628 électeurs représentent 4,3% de l’électorat français et qu’avec 58,69% des voix M.Hamon représente 2,5% de ce même électorat global.

Quelle crédibilité dans ce cadre accorder à de tels pourcentages, sont-ils significatifs d’un résultat final probable? Même en rapportant ces résultats aux répartitions traditionnelles des masses électorales de la droite et de la gauche on ne peut qu’être frappé par l’infime représentativité sur laquelle des partis habituellement investis projettent une prospective ou un investissement pour la victoire. Signe d’un malaise et d’une quête de légitimité dont on sent bien qu’elle vous échappe.

Je noterai d’abord qu’aucun des candidats vainqueur de la primaire n’est ressorti dans le binôme sélectionné pour le second tour de l’élection présidentiel. On pourra prétexter l’imprévisibilité de la campagne, cela fonctionnerait plutôt bien avec les affaires côté Fillon mais l’explication serait plus ardue pour Hamon. Si donc les partis voulaient se rassurer en faisant un sondage en temps réel pour se projeter, il semble que cette technique ne soit pas au point…et pour cause. On ne peut laisser derrière soi une majorité silencieuse même si elle nous est favorable. Doubler les élections par un processus complexe et contestable de l’expression démocratique, libre de se déplacer seulement à échéance officielle, c’est prendre le risque de fatiguer ses partisans ou de les inciter à être spectateur plutôt qu’acteurs directs et décisifs, on use le vote et on le décrédibilise. Ceux qui sont restés hors du processus des primaires sans être instrumentalisé ont certainement conservé une respectabilité puisqu’ils ont poursuivi une tradition du suffrage universel: la rencontre directe entre un peuple de citoyens et un homme qui leur propose un programme, sans co-optation préalable.

Mais le plus pervers n’est pas là. Les dissensions internes des grands partis multiplient leur possibilité d’explosion et donc d’impuissance pour la constitution d’une majorité cohérente pour gouverner. En « instituant » la primaire, on tente de recentrer l’électorat en dispersion, en éliminant des candidats potentiels (les courants) qui donc ne seront plus investis, on ressert la ligne politique de manière provisoire et opportuniste, on cache la misère, on affiche une union de façade…Les ficelles sont grosses mais le mot d’ordre du rassemblement de l’unité fait encore un peu d’effet…

Pourtant l’expression d’une démocratie interne au sein d’un parti devrait pouvoir se régler sans qu’on prenne en otage son propre électorat. La régulation de fonctionnement devrait permettre l’expression des différences aussi bien que le dessin d’une grande ligne fédérative. Si donc certains jouent la carte de « l’approbation » de la primaire, c’est par peur et mal gouvernance, les structures vieillissent, les idées nouvelles bousculent…

Voici maintenant mon interprétation des évènements, il s’agit bien sûr d’une fiction sans aucun rapport avec la réalité, ça a l’odeur et le goût de celle-ci sans jamais y coller tout à fait. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne seraient que pure coïncidence, encore que la réalité parfois dépasse la fiction. Les personnages de ce roman ont tout de même un nom pour teinter le récit de réalisme.

« L’apparition soudaine d’Emmanuel Macron sur le devant de la scène ne doit rien au hasard. Intelligemment, voyant F. Hollande en grande difficulté, s’aidant d’une fraîche notoriété cumulée brièvement, sans qu’on ait le temps d’en mesurer la pertinence sur   l’exercice de sa responsabilité, surfant sur le vieillissement des partis traditionnels et leur explosion en cours, E Macron a tenté le grand écart que personne n’osait opérer…Le ni droite ni gauche n’avait pas dit son dernier mot, la donne restait improbable mais elle désarçonna l’exécutif. Perdre le PS c’est perdre une machine de guerre qui pourrait encore servir…pour 2022 et d’autres têtes, décapitées cette fois ci…Hamon sera le « baudet » ou le bouc émissaire, il prendra sur lui et au nom d’un réformisme utopiste de l’appareil, l’assomption de l’échec du parti et au delà de la gauche toute entière, le pouvoir vaut bien un sacrifice…terrible destin de cet homme courageux, trahi et abandonné par les siens. Un sous-marin de secours, échappé de sa base, après que le général des armées ait laissé la porte ouverte (volontairement?), nommé « indomptable »  et dont on ne sera responsable que lorsqu’on sera sûr qu’il tiendra la tête, opèrera en territoire ennemi après avoir brûlé son propre terrain: Macron fera le travail, Hollande adoubera après coup, belle stratégie.

Mais Fillon devait être discrédité auparavant pour que l’ennemi traditionnel et solide sur le territoire ne soit plus en mesure de se battre… et le miracle se produisit. Alors que pendant toutes ces années de pouvoir on aurait pu l’abaisser, l’empêcher même d’être député ou ministre, encore plus premier ministre; la justice impuissante et aveugle, manquant sans doute de moyens ou de personnels qualifiés ne saura s’appuyer que sur quelques brillants journalistes dont l’intuition soudaine, par on ne sait quelle inspiration va leur permettre de faire enfin éclater la vérité. Bien sûr d’autres n’ont guère fait mieux que lui, employant sans vergogne leur famille, à gauche comme à droite mais un « baudet » de gauche ne suffisait pas au pouvoir, un « baudet » de droite devait équilibrer l’affaire.

L’espace était nettoyé désormais, Marine resterait à son plafond de verre et la part qui aurait pu permettre à une gauche affranchie comme celle de Mélanchon de se battre, cette part de voix lui sera confisquée au nom de la primaire et de la tradition d’un PS qui n’a plus d’âme mais qui cherche à la sauver quand même… »

Oui les sondages et le martèlement médiatique, la mascarade des primaires, captation indue de l’électorat à la faveur des partis en péril auront eu raison de l’expression démocratique, et les manoeuvres de l’exécutif ne trompent personne, les électeurs condamnés à un non choix vont s’exécuter, de la même manière qu’en 2005 on a méprisé leur avis (ils n’oublient pas), ils s’exécuteront, du moins pour certains, mais ce n’est pas sûr, afin que le pays garde une teinte de démocratie, ils vont rentrer leurs poings dans leurs poches et attendre patiemment le moment des législatives. Là à nouveau ils lèveront leurs poings et décideront, eux, de leur majorité. Un général nommera un capitaine qui lui même devra choisir les couleurs variées des casquettes d’officiers et devra s’exécuter car on ne musèle pas le peuple et s’il lui prenait l’envie de faire la sourde oreille, personne ne pourrait garantir quelle serait la réaction du peuple en colère…Conduire la France par temps de brouillard sur une mer démontée avec un équipage disparate et non entraîné, voilà qui n’est pas chose aisée…

En dehors du sentiment d’impuissance que je ressens face aux machines qui nous modèlent, nous influencent, nous manipulent puis finalement nous gouvernent, la force du peuple réside essentiellement dans sa mémoire et sa combativité, il n’oublie pas et saisit parfois les occasions de faire table rase pour s’emparer de la chose publique et c’est normal parce qu’il la fonde. On se souviendra que mai 68 fût assez soudain, qu’il faut juste parfois un évènement déclencheur, des circonstances favorables pour que des basculements aient lieu. Sans démocratie réelle, le peuple va chercher les racines de la démocratie, il la reconstruit, ce peut être violent mais c’est salutaire, la nation ne meurt pas…

Pourquoi par exemple barrer la route à l’intelligence au travers des 500 signatures? Pour conserver un entre soi du pouvoir et de sa rémunération, continuer de nourrir des appareils qui engendrent leur propre succession sans fin?

Pourquoi également restreindre ou proportionnaliser les temps de parole des candidats au prétexte que leur représentativité supposée ne dépasse pas tel ou tel pourcentage de votes ? A qui profite ces « crimes »? A l’expression citoyenne?

Les français libres ne sont condamnés à aucun vote, sans justifier devant quiconque de leurs choix, ils mettront dans l’urne au second tour l’enveloppe qu’ils jugent la plus cohérente avec leur conscience. Un bon nombre d’entre eux ont combattu depuis des années les idées du FN, ont proposé des alternatives, mais des tacticiens qui se pensaient éclairés ont joué avec le feu, ont essayé par d’habile manoeuvres de conserver leurs pouvoirs d’appareils, on ne voulait pas lâcher le fromage que l’on partageait avec les camarades oligarques.

Et bien peut-être que ce temps va se terminer, que certains éreintés ne souhaitent plus que les mêmes filiations engendrent les mêmes politiques, que finalement la démocratie réelle du pouvoir citoyen succède à celle qui sous prétexte de représenter n’a fait que confisquer et museler.

La peste ou le choléra, aucun des deux, seulement la force du peuple, je voterai.

 

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Un commentaire pour Présidentielle 2017: comment les français pourraient se réapproprier un scrutin qui leur a été volé.

  1. jlbaque dit :

    Voici le commentaire de Philippe MARCHETTI que je publie avec son autorisation.
    Je le dis tout de go, pour être clair, je suis de Gauche, la vraie !

    Très intéressante réflexion de fond, bien amenée et bien tournée.

    Pour ma part (ce n’est que mon appréciation) il manquerait quelques « rappels civiques » aux citoyens ! Pas toujours au fait, pas toujours honnêtes, que nous sommes tous.
    Le « je m’en foutisme » n’a pas sa place dans la vie de la Nation !
    En gros : Tu ne t’es pas exprimé, …, continue de la fermer !
    Pourtant nous n’avons pas le droit de laisser « au bord du chemin » ceux qui doutent, ceux qui « ne veulent plus », les « écœurés de la politique ». Sans commentaire sur les aspirations de tout un chacun.

    Voter est un droit laborieusement arraché à la monarchie !

    La Révolution Française et la République sont passées par là pour aboutir ENFIN en 1848 au vote « des hommes ».
    Il faudra attendre l’ordonnance du 21 avril 1944 qui donne aux femmes de plus de 21 ans le droit de vote et rend ainsi le droit de suffrage réellement universel.

    Certains « politiques » se déclarent contre le système, le même système qui les fait vivre et dont ils profitent avantageusement (comme la fille à son père entre autre).
    Le système français :

    Le droit à la parole, le droit de s’exprimer ;

    Le droit de se faire connaître ;

    Le droit de se présenter aux élections et de gérer si on est élu ;

    Le droit d’être reconnu par le Peuple.

    Le droit d’exister !

    Les élections présidentielles sont un non sens de la démocratie !
    Elire un individu « tout puissant » qui aura ou n’aura pas de majorité pour gouverner, on peut difficilement faire pire.
    Si ce système à prévalu et a eu son importance à la sortie de la dernière guerre, il est dépassé et n’est plus d’actualité.

    Tout comme l’oignon fait la soupe, l’union fait la force !
    C’est ce qu’ont révélé les votes pour la France Insoumise !
    Ce n’est ni un Parti, ni un asservissement des masses, simplement un courant de pensée qui a réuni des obédiences diverses et variées.

    Il faudrait revoir le système même de présentation des candidatures aux élections présidentielles ?
    Pourquoi 500 signatures pour valider le candidat ? A quoi ça sert ?
    Pour qu’il soit reconnu par ses « pairs » ? Foutaise !
    Le système est ainsi ! Ce n’est plus qu’un ersatz de démocratie.

    L’Etat, donc les contribuables, donc NOUS, devront payer tout ou partie des frais de campagne. Les « petits candidats » l’ont bien compris et ils auraient bien tort de s’en priver !
    Pourtant « La Démocratie » tant revendiquée, doit tout faire pour que chacun puisse s’exprimer librement, quelques soit « ses moyens financiers, ses appuis politiques et son courant de pensée ».
    Mais, car il y a toujours un mais : qui paye ?
    Doit-on aligner les « frais de campagne » sur les « plus aisés » ? Ou alors sur les plus « démunis » ?
    Sous cette forme le problème est insoluble.
    Doit-on accepter tout le monde sous prétexte de Démocratie ? Il y aura toujours de « petits malins » pour en profiter. Comment faire la différence ?
    Les « petits candidats » ne disposent souvent que de leur conviction, en liaison ou pas avec une association ou autre.
    Les « gros ou friqués » sont en liaison avec des partis politiques dont certains ont déjà fait main basse sur tous les médias.
    La lutte est inégale et c’est pour cela que nous n’arrivons pas à sortir de cette logique Capitaliste !
    Personnellement je suis contre cette élection présidentielle dans la mesure où ce sont les députés (« législatives ») qui déterminent, sur le fond, l’action du gouvernement.
    Quoiqu’ai envie Notre Président, même si la chose est importante, ce sont les députés qui diront : Oui ou Non !
    Ils peuvent même remettre en cause « la motion de confiance (ou de censure), soit l’usage du 49-3 ».
    Nous avons bien vu le résultat sur la loi « Travail ou El Komery », il manquait quelques voix, et les « frondeurs du PS » se sont bien gardés de les amener ! Pourquoi ?
    Les Sénateurs ont aussi un rôle à jouer, mais c’est une élection au second degré (seuls les élus votent pour les Sénateurs, pas le citoyen lambda).
    Sur « le papier », le système français est certainement le meilleur !
    C’est juste oublier « la nature humaine », ce besoin intangible de « spolier l’autre » pour pouvoir affirmer sa « suprématie, son gout du pouvoir ».
    Tous les militants et engagés dans cette campagne des présidentielles, qu’ils soient de Gauche comme de Droite, y compris F-Haine (ce sont aussi des électeurs), y ont mis toutes leurs convictions !
    On partage ou pas, le problème n’est pas là !

    Je suis foncièrement de Gauche pour les valeurs sociales qu’elle représente.
    Encarté au PCF depuis très longtemps et toujours pour ces mêmes valeurs collectives.
    Je soutiens la France Insoumise de JLM pour l’espoir qu’elle a su faire naître en matière de changement et de prise en compte de « l’Humain d’abord » !

    Je ne soutiens pas le PS actuel « social démocrate » (je sens à l’horizon se dessiner comme une croix gammée…) parce qu’il a trahi les travailleurs. Ce n’est pas chose nouvelle, voir la SFIO…
    Non, la Gauche ce n’est pas le PS !
    Au grand dam de certains militants PS qui ne s’y reconnaissent plus.

    Ce n’est pas non plus, LO ou NPA, trop « sectaires », ni le PCF aujourd’hui « englué » dans une logique « financière d’élus » qui sont à même de changer les choses…

    Le Peuple français s’est exprimé pour faire autre chose, autrement !

    Je ne disserterai pas sur les implications de ces électeurs. Ils veulent du « changement » ! Ils l’ont exprimé !
    Croire que ces mêmes voix se reporteront aux législatives relèvent de « la voyance », je ne m’aventurais pas sur ce terrain.
    Cette élection présidentielle, « du jamais vu », aura eu le mérite de révéler un profond malaise né de la classe politique française et qui remonte à plusieurs dizaines d’années.

    Les électeurs de Mélenchon, ne sont pas tous de gauche !
    Ceux du F-Haine ne sont pas tous racistes !
    Ceux de Macron sont foncièrement ultra libéraux !
    Ceux de Hamon, trahis par leur propre camp !
    La Droite s’est engluée dans Ses Magouilles financières coutumières.
    Il y aurait tellement à dire que je vais en rester là.

    Merci à Jean Luc Baqué d’avoir suscité ce petit débat.

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