Fantasmes: ce que je crois c’est ce que je vois.

Les buzz sont nombreux sur le net, ces bourdonnements amplifiés par les différents réseaux de la toile finissent souvent par toucher le grand public via différents médias. Dernièrement un buzz a fait la une avant d’être remplacé par un autre qui prendra certainement le relais dans quelques temps. Un cinéaste George Clarke a cru voir un téléphone portable sur un film de Chaplin datant d’une époque 1928 où cet objet technologique ne pouvait se trouver, n’ayant pas encore été inventé…

http://www.rue89.com/2010/10/31/un-telephone-portable-dans-un-film-de-chaplin-ou-alors-173960

Ce que je trouve le plus intéressant dans ce buzz  n’est pas qu’un spécialiste du cinéma s’interroge sur une anomalie qui prête à interprétations multiples mais que son interrogation, fondée sur une apparente vraisemblance, amène les uns et les autres à des interprétations divergentes qui tentent de relier l’inconnu au connu. Ce besoin de se rassurer en même temps que le besoin de rêver et de décoller hors du temps me paraît propre à l’univers fantasmatiques et aux projections du commun des mortels qui est prêt à croire sans voir véritablement. Il y a là une sorte de foi inébranlable en l’ailleurs ou l’autrement, une tentative d’échapper à la condition humaine et à la mort.  L’espoir est rêve.

Aller s’interroger sur les distorsions du temps et le « retour vers le futur » sur la base d’un tel document, voilà qui marque un point de vue singulier, pas moins invraisemblable que d’autres interprétations mais c’est justement cette subjectivité qui nous interpelle. Nous croyons ce que nous voyons mais ce que nous voyons n’est pas forcément ce que nous croyons. Les filtres mentaux, les à priori, nos chevaux de batailles nous rattrapent. Nos émotions déforment la réalité, nos aspirations la transforment. Parfois même nous recréons une réalité qui au départ sans consistance devient solide, tangible. Les projections matérielles de nos rêves  prennent formes puis elles deviennent « la » réalité. Certains ont repris cette projection puissante de l’esprit pour construire une philosophie de vie et infléchir leur destin en créant leur  propre réalité..Peut-être  nos fantasmes sont-ils plus en lien avec la réalité que nous le pensions à une époque parce que les liens entre l’esprit et la matière sont plus étroits qu’il n’y paraît et que la science qui avance découvre chaque jour des ponts entre ces deux modes qui déterminent l’existence humaine dans sa complexité.

Un commentaire pour Fantasmes: ce que je crois c’est ce que je vois.

  1. Burton Haynes dit :

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