La sexualité dans le sacré suite

Dans mon propos précédent, j’ai envisagé la différenciation des mondes contenants et sécuritaires et les mondes pénétrés, modifiés dans leurs contenus par l’émergence de la nouveauté.  L’alchimie de la transformation nécessite donc une « différence » qui est rencontre et dont le spermatozoïde et l’ovule sont les réalités physiologiques de l’espèce et de la survie de cette espèce dans l’histoire. Il convient maintenant de souligner que la création de la différenciation et de la nouveauté ne peut s’opérer dans une « homogénèse » que l’hermaphrodisme animal suggère.

Pour ce qui concerne l’hermaphrodisme général vous pouvez consulter Wikipédia qui vous renverra à des liens beaucoup plus pointus et spécialisés, sans négliger les moteurs de recherches classiques:

Un exemple: http://www.embryology.ch/francais/ugenital/

La réalité est que « l’intersexuation » reste un phénomène marginal évalué entre 1 et 4% de la population mondiale et qu’il ne peut influencer durablement les croissance démographiques au même titre que l’infertilité en croissance ou l’homosexualité non génératrices de la différence et de la croissance des populations.

Pour revenir à mon propos, nous attendons encore un enfant né de l’union de deux femmes ou de deux hommes, sans que la science ne nous laisse entrevoir cette possibilité. Malgré les manipulations génétiques et les techniques de procréations médicalement assistés, l’ovule a encore besoin d’un spermatozoïde pour être fécondée. Même les implantations rares d’un foetus dans un corps masculin ou l’inverse ne semblent pas accréditer la thèse d’un développement facilité et sécurisé de l’embryon. La question de la « naturalité  » de la procréation est donc posée en termes simples que nous essayons apparemment de complexifier.

Généalogie, dispersion des gènes, hérédité et consanguinité.

En remontant nos arbres généalogiques, les constats logico-mathématiques s’imposent, nous sommes tous cousins à différents degrés. En sériant l’origine, les incestes se multiplient, il suffit de partir de deux êtres originaires de l’humanité actuelle pour comprendre que le développement de l’humanité n’a pu avoir lieu sans un degré de consanguinité décroissant jusqu’à nos jours.

La vocation de la croissance et de la multiplication démographique est donc une garantie, au départ, de la préservation des espèces. On sait également pour prendre un parallèle dans le monde animal que la prolifération de certaines espèces sur des biotopes donnés engendrent l’apparition de dégénérescences et de maladies.

Il y donc un engendrement raisonnable qui permet au sein d’une différenciation naturelle à l’espèce humaine de perdurer en gommant progressivement les maladies génétiques dues aux « brassages » des populations et une prolifération qui dans un espace de ressources restreint mettrait en danger sa survie.

La difficulté paraît évidente: écouter son seul plaisir et ses envies sans tenir compte de son environnement et de ses ressources ou adapter ces derniers aux possibilités ouvertes à la survie décente de l’espèce.

Les prospectives démographiques et modèles faits par les scientifiques sont fragiles, les paramètres multiples peuvent faire basculer le taux de fécondité de l’humanité au delà ou en deçà d’un point d’équilibre nécessairement fragile.

Dans la suite de cette méditation brève, j’essaierai de faire prendre conscience à ceux qui souhaiteront avancer dans leurs réflexions avec moi, même s’ils sont en désaccord, que la sexualité est pour ainsi dire liée à une dimension éthique et spirituelle du sacré qu’on peut difficilement gommer, sans que la notion de plaisir ou de désir ne soient exclus et la procréation occultée.

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Un commentaire pour La sexualité dans le sacré suite

  1. Ping : Sac Longchamp

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